Protéger les défenseur·se·s des droits humains

L'engagement en faveur des droits humains devient de plus en plus dangereux. Des personnes engagées sont intimidées, persécutées, emprisonnées et maltraitées. En 2018, 321 défenseur·se·s des droits humains ont même été tué·e·s. La militante polonaise des droits humains Elżbieta Podleśna a également subi des pressions en raison de son engagement: elle est harcelée par les autorités et risque une lourde punition pour son engagement en faveur des droits LGBTI.

Guide de l'activisme en Pologne par ELA

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Une procédure pénale a été engagée à l’encontre de la défenseuse des droits humains Elżbieta Podleśna, accusée d’«offense à des croyances religieuses», après que la police ait fouillé son appartement le 6 mai à 6 heures du matin et trouvé des copies d’une affiche de la Vierge Marie avec une auréole aux couleurs du drapeau LGBTI autour du visage. Peu de temps avant la perquisition, Elżbieta Podleśna était rentrée de Belgique et des Pays-Bas, où elle avait sensibilisé la population à la situation des droits humains en Pologne, à l’invitation d’Amnesty International. Elżbieta Podleśna a ensuite été arrêtée et a passé plusieurs heures en garde à vue. Les autorités ont confisqué ses équipements électroniques, notamment son ordinateur portable, son téléphone et ses cartes mémoire.

Le militantisme pacifique est réprimé

A ce stade, on ignore encore pourquoi le bureau du procureur a approuvé cette perquisition. Amnesty International estime toutefois qu’il existe un lien entre le harcèlement des autorités et l’engagement pacifique en faveur des droits humains de Podleśna. Cette dernière fait en effet l’objet d’au moins 14 procédures différentes en lien avec ses activités militantes pacifiques et est placée sous surveillance policière constante. Cette nouvelle accusation absurde s’inscrit dans la lignée du harcèlement dont elle fait l’objet.

Le droit national viole le droit international

En Pologne, l’«offense à des croyances religieuses» est passible de deux ans d’emprisonnement. Pour autant, l’ouverture d’une enquête à l’encontre d’Elżbieta Podleśna est contraire aux obligations internationales de la Pologne et au droit international qui considère le fait de posséder, de produire ou de distribuer des affiches telles que celles qui se trouvaient chez Elżbieta Podleśna, comme un droit à la liberté d’expression. C’est pourquoi Amnesty International exige que les enquêtes pénales absurdes menées à l’encontre d’Elżbieta Podleśna soient immédiatement arrêtées.

Le rapport d’Amnesty International de 2018 intitulé «The Power of ‘the street’: Protecting the right to peaceful protest in Poland» montre que la criminalisation et la surveillance des personnes critiques et des défenseur·se·s des droits humains constituent une pratique courante de harcèlement de la part des autorités polonaises.

Les questions et réponses les plus importantes au sujet des défenseur·se·s des droits humains

Lettre au ministère polonais de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,

Je vous adresse ce courrier pour vous faire part de ma grande inquiétude quant à l’enquête qui vise actuellement la défenseuse des droits humains Elżbieta Podleśna pour «offense à des croyances religieuses», après la perquisition effectuée chez elle par la police le 6 mai à six heures du matin, au cours de laquelle auraient été découverts des exemplaires d’une affiche représentant la vierge Marie auréolée du drapeau arc-en-ciel aux couleurs LGBTI.

La possession, la production et la distribution d’affiches comme celles-ci relèvent du droit à la liberté d’expression et ne devraient pas constituer une infraction pénale.

Elżbieta Podleśna fait déjà l’objet de plusieurs procédures judiciaires découlant uniquement de ses activités militantes pacifiques. La manière dont elle est visée par des accusations absurdes dans le cadre de cette affaire correspond à cette politique de harcèlement.

Aussi je vous demande de mettre immédiatement un terme à l’enquête visant Elżbieta Podleśna pour «offense à des croyances religieuses», de veiller à ce qu’elle récupère toutes les affaires saisies par la police et puisse mener ses actions pacifiques sans craindre d’être harcelée ni de subir des représailles.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

La liste des signatures – comportant noms, prénoms, villes et pays – est imprimée environ une fois par mois et envoyée au ministère polonais de l’Intérieur. Une copie est envoyée à l’ambassade de Pologne en Suisse.

Votre adresse électronique est utilisée pour vérifier les doubles signatures et pour l’envoi d’informations sur le suivi de cette action, si vous le souhaitez. Votre adresse e-mail ne sera pas envoyée aux destinataires ni à des tiers.

Informations générales concernant la protection des données.

Au Ministère polonais de l'Intérieur

Stop aux procédures pénales à l'encontre d'Elżbieta Podleśna

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